bienvenue sur le site de la communication corporate

Bienvenue aux étudiants et aux autres!

Ce blog n'a pas d'autre ambition que de mettre mes plans de cours en ligne, et de déposer quelques campagnes ou articles qui me semblent intéressants pour éclairer ce qui se fait aujourd'hui en matière de corporate dans l'entreprise.

N'hésitez pas à me contacter pour plus d'infos ou pour débattre de certains thèmes qui vous intéressent!

Mercredi 29 mars 2006
les métiers en Agence Corporate

 

La communication corporate, qui tire son nom du terme anglais « corporation », désigne la communication qu'une entreprise (ou une institution) entretient avec l'ensemble de ses publics : collaborateurs et employés actuels ou futurs, leaders d'opinion, partenaires sociaux, actionnaires, grand public. Une agence conseil en communication corporate présente deux caractéristiques majeures qui la distinguent des autres agences :

- la culture du client, généralement une entreprise ou une institution, et du secteur d'activité dans lequel celle-ci évolue ; ce qui lui permet de mieux répondre aux problématiques que le client est amené à lui soumettre;

- la capacité à orchestrer et utiliser l'ensemble des techniques de communication (publicité, création d'événement, éditions internes et externes, relation presse, dispositifs interactifs, design, identité visuelle). Ce qui lui permet à la fois de répondre de façon spécifique avec un haut niveau d'expertise à un problème donné mais aussi d'assurer la cohérence globale des actions.

Ainsi en terme de fonctions, on trouvera à la fois des métiers spécifiques aux agences corporate et des métiers qu'on peut trouver dans d'autres types d'agences, mais qui s'exercent dans un contexte particulier, celui de la communication corporate.

Une agence conseil en communication corporate doit être en mesure de développer et mettre en oeuvre plusieurs spécialités. Ainsi elle pourra également compter parmi ses collaborateurs des consultants spécialistes des Relations Presse, de la conception et de la réalisation d'événements, d'identité d'entreprise ... qui seront amenés à travailler sur les différents projets en y apportant leur expertise particulière.

De même, une agence conseil en communication corporate comportera des équipes de créatifs. Directeurs artistiques et concepteurs-rédacteurs travaillant généralement en duo (team créatif) exerceront leurs savoir-faire dans une discipline en particulier (publicité, design, édition, Internet) en y apportant souvent une culture spécifique de l'entreprise, en particulier les planners stratégiques et les rédacteurs.

Cet exercice se fera dans un contexte plus large, celui de la communication corporate et dans un souci constant de cohérence entre les différentes disciplines. C'est le rôle des directeurs de création d'une agence corporate ou de créatifs seniors d'être les gardiens de cette cohérence.

Enfin et pour conclure, une agence corporate exerçant de multiples métiers pourra à la fois avoir recours à des fonctions qu'on trouve dans d'autre types d'agences : par exemple le planning stratégique pour alimenter la réflexion en amont mais aussi des métiers hyper-spécialisés répondant à des besoins bien spécifiques : par exemple journaliste pour la réalisation de journaux d'entreprise ou encore "webplaner" pour les problématiques de recrutement en ligne.

Nous présentons deux métiers :

Maîtrise d’œuvre multimétiers

Réflexion stratégique

 

Maîtrise d’œuvre multimétiers

Interviennent à ce stade des Responsables de projets, des Consultants généralistes, des Chefs de projets, des Directeurs de Clientèle, des Directeurs Conseils (appellations qui peuvent différer d'une agence à l'autre mais qui recouvrent les mêmes fonctions et les mêmes responsabilités).




Ce sont de véritables chefs d'orchestre capables de manager l'intégralité d'un projet en encadrant les différents spécialistes pouvant y intervenir. Ils sont les interlocuteurs premiers et directs des clients de l'agence.

 


Capacité manageriale (clients et équipes multidisciplinaires), écoute, rigueur, respect (des cultures et des métiers).

 

Ecoles de Commerce, Universités, IEP

Réflexion stratégique

On parlera ici de consultants.



Un apport d'expertise : soit par une entrée « connaissance des métiers des clients » (Communication publique ou sociale, Nouvelles Technologies, Santé.), soit par une entrée « connaissance des problématiques » (Communication de Crise, Fusion, Introduction en bourse, problématique Ressources Humaines ou Sociale...).

 


Capacité d'analyse, de synthèse, rigueur, curiosité intellectuelle.

 


Ecoles de Commerce, Universités,

Par AACC - Publié dans : corporate
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Mercredi 29 mars 2006

Avec le développement durable, les entreprises ont fait n'importe quoi; tout était bon pour montrer des entreprises propres, morales, vertes et vertueuses. Le BVP a vite écrit une charte visant à calmer le jeu. A connaître donc :

 

17/12/2003 Recommandation Développement Durable

Le BVP publie une nouvelle Recommandation déontologique portant sur « publicité et développement durable ».

 

 

 

 

Mis au point par des représentants de l’interprofession publicitaire – annonceurs, agences, supports – ce texte se veut à la fois être un signal fort de la volonté de responsabilité des professionnels sur ce thème et un document pédagogique permettant la prise en compte des enjeux du développement durable par la création publicitaire.

 

 

 

 

Il répond aussi à l’engagement pris au printemps dernier par les professionnels auprès du Conseil National du Développement Durable – mis en place par le Premier Ministre - pour l’adoption d’un code de bonnes pratiques publicitaires spécifiquement consacré au développement durable.

 

 

 

 

Ce nouveau code de conduite présente deux volets :

 

 

 

 

-          tout d’abord, dans le cas où la publicité revendique un positionnement « développement durable », il souligne les précautions à prendre pour ne pas risquer  d’induire le public en erreur (en définissant certaines expressions consacrées, en déconseillant des généralisations abusives, etc.)

 

 

 

 

-          ensuite, dans tous les autres cas, il recommande à la publicité  de ne pas sembler cautionner des pratiques contraires aux objectifs communément admis du développement durable (en matière d’utilisation de véhicules moteur ou de détritus ménagers, par ex.)

 

 

 

 

Ce texte a été présenté lors d’une conférence de presse organisée le mercredi 17 décembre 2003 . Il est consultable sur le site
Par BVP - Publié dans : éthique et entreprise
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Mercredi 29 mars 2006
Communication financière : un exercice délicat
Choix d'un discours cohérent et vendeur, régularité des communications, puissance de diffusion... les pistes pour réussir sa communication financière.

19 Octobre 2005 Passage obligé pour les sociétés cotées, mais aussi pour une introduction en bourse ou la recherche de nouveaux investisseurs, la communication financière exige cohérence et transparence. Sa mise en oeuvre implique une adhésion très forte des équipes dirigeantes qui sont les seules à même de mener l'indispensable réflexion précédent une opération de communication financière. "La première étape est de donner de la crédibilité à l'entreprise, explique Guy Loichemol, partner chez Euro RSCG C&O. Le président de la société, ou son comité exécutif, doit réfléchir au positionnement de son activité, raconter son histoire et donner des perspectives."

Tenir un discours cohérent
Une fois cela effectué, il faut ensuite nourrir régulièrement la communication de la société par des messages institutionnels et financiers en prenant soin de tenir un discours cohérent qui soit vendeur tout en ne faisant pas de sur-promesses. "Généralement, les sociétés travaillent avec des conseillers en communication qui collaborent eux-mêmes main dans la main avec la banque et l'avocat de la société pour s'assurer que les messages diffusés sont corrects", ajoute Guy Loichemol. Un chef d'entreprise d'une PME cotée doit s'attendre à utiliser 20 à 25 % de son temps pour gérer sa cotation (rédaction de communiqués, relations avec les analystes, etc.).

Si la majorité du travail de communication financière peut être fait en interne à condition d'un fort engagement du dirigeant, du directeur financier et du responsable investisseur, il est toutefois conseillé de s'adjoindre a minima un conseil en communication ou, au mieux, d'une agence spécialisée dans la communication financière. Celle-ci pourra aider l'entreprise à repérer les investisseurs avec lesquels elle a tout intérêt à communiquer, viendra en soutien pour la rédaction des messages et sera partie prenante dans l'organisation de rendez-vous avec les investisseurs, les actionnaires et la presse.

L'agence ? Une fonction de facilita-teur et d'anti-stress."

Guy Loichemol, Euro RSCG C&O
L'importance de la collaboration exige que le courant passe entre l'interlocuteur principal de la société et l'agence. Il ne faut pas hésiter à faire des appels d'offre avec quatre ou cinq agences et à les tester lors de sortes d'entretiens d'embauche. Autre élément à regarder : la disponibilité de l'agence pour être sûr qu'elle sera sur le pont à chaque fois qu'on en aura besoin.

"Nous sommes des facilitateurs et nous avons aussi pour fonction d'être des anti-stress avec un regard extérieur sur le marché ce qui permet de pointer les meilleures pratiques en matière de communication financière", note Guy Loichemol. Facturés avec des honoraires de conseil mensuel auxquels s'ajoutent la mise en place d'outils sur devis au cas par cas, la communication financière est onéreuse. Non seulement il faut compter le coût d'un partenaire agence, mais aussi les multiples coûts internes.

Nourrir le marché d'informations régulières
Il y a au moins trois types de rendez-vous obligatoires durant l'année : la publication des résultats annuels, trimestriels et l'assemblée générale. A cela, peut s'ajouter la publication du chiffre d'affaires et d'informations institutionnelles. "Etre introduit en bourse, c'est un engagement. Il faut nourrir les analystes d'information pour leur permettre de "vendre" la société auprès des investisseurs tout en prenant bien soin aux informations diffusées", ajoute le partner d'Euro RSCG C&O. Sur ce plan, la transparence doit être de mise. Il ne faut pas hésiter à publier un profit warning plutôt que de le repousser et veiller à surveiller le consensus des analystes pour que ça ne parte pas dans tous les sens.

Où publier ces informations ? Leur parution sur le site de l'AMF (Autorité des marchés financiers) est obligatoire. Ensuite, tout dépend de la stratégie de communication financière choisie : on peut décider d'en faire le minimum ou au contraire opter pour une grande visibilité. Cela passe alors par de la publicité financière (parution dans les magazines spécialisées, voire une presse plus généraliste), par des informations publiées à l'occasion de l'assemblée générale (lors de la convocation et de la publication du compte-rendu), par l'organisation de réunions avec les analystes et la presse, par l'émission de communiqués de presse et, naturellement, par une présence électronique.

Passage obligé : la diffusion électronique de l'information
Elle comprend la publication d'informations sur l'espace investisseur du site Internet de la société mais aussi, et surtout, la diffusion des informations sur les réseaux électroniques. Là aussi, il faut faire appel à un prestataire qui s'occupe d'intégrer les communiqués sur un maximum de supports électroniques.

10.000 euros pour diffuser six communiqués en Europe."

Olivier Mégean, CompanynewsGroup
"Une société n'a pas les capacités de diffuser elle-même l'information sur les grands réseaux informatiques car les intervenants sont trop nombreux", assure Olivier Mégean, directeur général France de CompanynewsGroup. Une fois le communiqué à diffuser validé par l'entreprise, il lui suffit de déposer le document, au format Word ou PDF, sur une plate-forme sécurisée pour qu'ensuite il soit diffusé dans les minutes suivantes sur l'ensemble des supports du réseau sélectionnés.

"Il faut compter un budget de 10.000 euros environ pour diffuser six communiqués par an sur de très nombreux supports européens. Le coût pour une diffusion sur la France seule revient à 5.000 euros", détaille Olivier Mégean. Pour le choix de son prestataire, c'est la qualité et la couverture du réseau de diffusion qui prime dans le choix. "Chaque prestataire a une liste de points de diffusion. Il faut qu'elle soit la plus longue possible et couvrir des domaines très variés : un portail Internet à forte audience, une banque, la presse... Cela permet de s'assurer que l'information a été vue par tous", ajoute-t-il. Enfin, le prestataire peut également venir en soutien dans le cas où l'information doit être diffusée sur des réseaux spécifiques (pays lointains par exemple).

Quelques acteurs de référence du marché de la communication financière
(source : Journal du Management, octobre 2005)
Acteurs
Effectifs
Caractéristiques
Références
Euro RSCG C&O
375 collaborateurs dans le monde
Conseil corporate, PR & Finance, Management/RH Public, International
Alcatel, Airbus, BNP Paribas, Capgemini, Danone, L'Oréal, France Télécom, EDF, Microsoft...
25 personnes en France
Taille du réseau : 250 sociétés d'investissement et de gestion, 260 sites web, plus de 100 rédactions presse
Agf, Air France, Arcelor, Club Med, Crédit Agricole, Dassault Aviation, Hermès International, L'Oréal, LVMH, Michelin...
Publicis Consultants
430 collaborateurs dans le monde
Réseau de conseil en communication et stratégie corporate
Arcelor, RTE, Alcan, Financière Duval, Thomson,
Valefi (Interpublic)
10 personnes en France
Publicité financière et institutionnelle, relation presse financière, relations investisseurs, Internet...
CM-CIC Asset management, ASF, Nexity, Delachaux, Guerbet...
Actus
30 personnes
Communication financière, communication actionnariale et formation économique...
NC
Mazars
10.000 personnes dans le monde
Audit, comptabilité, fiscalité et services aux entreprises
NC
200 personnes
Communication de crise, Evénementiel, Communication financière, RP & presse...
NC
Orianis Communication
5 personnes
Agence conseil en relations presse, relation investisseurs, lobbying...
Crédit Communal...
Calyptus
NC
Agence de communication dont la spécificité tient à l'alliage entre le savoir-faire marketing et la technicité financière...
Gecina, Guyenne et Gascogne, Nexans, Pechiney, Société du Louvre, Buffalo Grill...
- Publié dans : corporate
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Mercredi 29 mars 2006

Et oui! On dit qu'il n'y a pas de boulot dans la pub, que les budgets sont réduits à peau de chagrin, mais s'il y a un secteur qui ne connait pas la crise, c'est la com' corporate! Et pourtant, que de crises à gérer... Arcelor qui ne veut pas se faire opéer, Google qui veut scanner des millions de livres contre l'avis de tous les intellectuels européens, les grandes campagnes de "marque-employeur" des grosses entreprises, la course à l'éthique et à l'entreprise qui sera la plus responsable, la privatisation de GDF, des autoroutes, les collectivités locales ou territoriales à la recherche de légitimité et de notoriété pour attirer des salariés et des entrepreneurs, bref, un secteur extrêmement actif et en plein développement. Mais, c'est quoi, la communication corporate? AÏE, là, ça devient compliqué, parce que chacun y va de sa définition, et de sa vision des choses. Alors bienvenue sur le blog de la communication corporate!

Par souvigne - Publié dans : corporate
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Dimanche 13 mars 2005
Par claire souvigne - Publié dans : éthique et entreprise
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Dimanche 13 mars 2005
Par claire souvigne - Publié dans : communication et recrutement
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Samedi 12 mars 2005

"Multinationales 2005 » : 50 firmes passées au crible


Illustration : « Multinationales 2005 » : 50 firmes passées au crible
 
« Ni diabolisation, ni complaisance ». Cet ouvrage réalisé par deux journalistes économiques dresse le portrait des plus grandes entreprises mondiales, d’ExxonMobil à Danone, en passant par Disney, Vivendi, Nike, Nestlé…Impacts sociaux, environnementaux, affaires, salaire des dirigeants, lobbying : une enquête qui rejoint le mouvement de « contrôle citoyen » de ces entreprises qui remplissent notre quotidien sans que nous connaissions réellement leur identité et surtout, leur pouvoir.

« L’ouvrage n’est ni un brulôt ni un pamphlet, nous faisons simplement le constat que les multinationales sont partout, et remplissent notre vie quotidienne sans qu’on en ait conscience », expliquent les deux auteurs de « Multinaltionales 2005 », Walter Bouvais et David Garcia. Axa, Carrefour, Coca-Cola, Danone, Enron, Halliburton, Lagardère, Mac Donald’s, Mattel, Monsanto, Microsoft, Nike... Ces deux journalistes dressent un état des lieux à partir des rapports annuels des entreprises, des rapports d’ONG, des informations données par les syndicats, les salariés, etc. « Ce guide a l’ambition de décrypter l’impact des firmes multinationales sur notre vie quotidienne. À commencer par l’influence qu’elles exercent sur les gouvernements pour obtenir des lois et des règlements conformes à leurs intérêts », expliquent-ils. 50 multinationales sont ainsi passées au crible. Actionnariat, bénéfices, implantations, impacts sociaux, environnementaux, fraudes, démêlées judiciaires, activités de lobbying auprès des pouvoirs publics…Les auteurs dressent le portrait de groupes essentiellement américains mais également français, tous secteurs d’activités confondus, et expliquent que « la question posée par le livre est : de quelles entreprises voulons-nous ? En tant que partie prenante de la vie de la cité, les multinationales ont des responsabilités. Les considérer comme des entités autonomes, déconnectées de la société et, à ce titre, libres de revendiquer une liberté absolue, sans entraves, sans obligation de rendre des comptes, hormis à leurs actionnaires, n’a pas de sens ». L’ouvrage s’inscrit dans les mouvements actuels de « contrôle citoyen » des multinationales, contrôle qui prend différentes formes : le best-seller « No logo » de Naomi Klein, les campagnes de boycott des marques, mais aussi la voie judiciaire, avec des plaintes collectives d’employés (« class action aux USA »), ou bien les protestations contre l’implantation de certaines entreprises. Dernier exemple en date : ces protestations ont récemment visé Coca Cola en Inde, où un collectif de femmes s’est battu contre la main mise du groupe sur les ressources en eau –il faut en effet 9 litres d’eau pour faire un litre de Coca Cola- et la dégradation d l’environnement. La tenue de manifestations à répétition a réussi à faire fermer une usine du groupe, située dans un état du Nord de l’Inde. Aux Etats-Unis, la campagne « Stop Killer Coke » a relancé la mobilisation contre le groupe, tandis que l’activiste actionnarial Max Keiser vient de créer un fonds spéculatif contre la multinationale. Objectif affiché : faire plonger le titre en bourse.

« Non à Wal-Mart »

Autre exemple très symbolique de ce mouvement recensé dans le livre, le leader mondial de la distribution Wal-Mart doit faire face depuis deux ans à une vaste campagne d'opposition à son implantation aux Etats-Unis, et particulièrement en Californie. La faiblesse de la politique sociale et éthique du groupe est au coeur de cette mobilisation sans précédent, et de nombreux conseils municipaux, dont celui de Los Angeles, ont adopté une législation interdisant l'implantation de nouveaux centres commerciaux dont la surface est supérieure à 10 000 m2 environ. Les associations « anti Wal-Mart » ont en outre obtenu la mise en place d’un référendum, dans la ville californienne d’Inglewood, sur l’implantation d’un magasin du groupe. Verdict : les habitants ont voté « non », estimant que les impacts locaux seraient trop négatifs. Si, en France, les pratiques de boycott sont encore peu répandues, d’autres types d’initiatives de « contrôle citoyen » voient le jour. Le Forum citoyen pour la responsabilité sociale de l’entreprise est ainsi né en juillet 2004 pour rassembler les représentants de la société civile - les Amis de la Terre, Amnesty International, CFDT ,CGC ,CGT, CRID, France Nature Environnement , Greenpeace France et Alternatives Economiques-. Objectif : se réapproprier la question de la RSE , « qui est trop importante pour être laissée aux seules mains des entreprises », selon le président du Forum Eric Loiselet. « La France se vante d’avoir adopté une loi sur le reporting sociétal des entreprises, mais elle n’est pas appliquée en dehors de quelques cas exemplaires », observe –t-il. L’enjeu consiste donc aujourd’hui à introduire un contrôle démocratique sur les impacts sociaux et environnementaux des entreprises. Car, d’une part, les multinationales ont besoin de la collectivité et de ses infrastructures pour développer leurs activités, et d’autre part, comme tout acteur de la société, elle doivent également rendre des comptes.

 

« Multinationales 2005 », par Walter Bouvais et David Garcia.
Editions danger public, 2005, 25 euros.

Par claire souvigne - Publié dans : éthique et entreprise
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Samedi 12 mars 2005

Les entreprises s'essouflent sur le développement durable : accusées de ne communiquer que des mots et des images vides de sens, elles peinent à attendre que le développement durable soit une réalité. Et elles ne peuvent se taire, car elles doivent en permanence marquer leur territoire, affirmer leur présence, rassurer les parties prenantes, et si l'actualité ne leur est pas favorable (et dans le bon sens, en plus!), que dire? Alors le Tsunami est arrivé à point nommé. Disons une bonne aubaine en ces mornes débuts d'année. Très rapidement, des entreprises ont pris la parole, en annonçant des dons , en nature ou en millions d'euros, mais en le faisant savoir : au journal de 20 heures, à la radio, dans la presse... en n'hésitant pas à donner des montants, comme Schneider electric, qui a affiché 2,22 millions d'euros! Mais quelle est la légitimité des entreprises à donner cet argent, et surtout à le faire savoir? Certes, c'est bon pour l'image, on va enfin être considérés comme une entreprise responsable, ont pensé quelques Dircoms à l'affût. C'est vrai, certaines entreprises ont des partenariats de longues dates avec des ONG, et se sentent légitimes. Et le sont, peut-être. Mais le résultat auprès du grand public est du plus mauvais effet : ces tableaux de classement qui font penser à la remise des 7 d'ors ont marqué les esprits, et ce quelque soit la nature de l'engagement des entreprises. Les médias ont scénarisé la générosité des entreprises, les mettant ainsi en butte aux critiques du grand public, ce public français qui voit toujours de la récupération et de la manipulation dans une société dont ils ne finissent par voir que l'aspect mercantile. Alors, dire ou ne pas dire? c'est toujours la question en corporate!

 

Par claire souvigne - Publié dans : éthique et entreprise
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Samedi 12 mars 2005
Total : un site corporate axé sur son métier d'industriel
Le groupe pétrolier a lancé une nouvelle version de son site afin d'éduquer le grand public aux métiers et à l'économie de l'énergie.

28 Octobre 2004
 Avant  Après
Animé par le désir de redorer son image auprès du public après la médiatisation de scandales pétroliers ou financiers, Total joue désormais la carte de la transparence et du dialogue sur Internet. Le groupe énergétique a lancé le 24 septembre dernier une nouvelle version de son site institutionnel. Un travail de longue haleine (un an et demi) pour aboutir à un site plus dynamique et enrichi en contenu éditorial.

En mai 2003, trois ans après sa fusion avec Elf, le groupe pétrolier changeait de nom et adoptait une nouvelle identité visuelle. L'occasion de refondre l'Intranet des collaborateurs (lire l'article du JDN du 27/10/04). Un chantier qui devait également s'appliquer au site institutionnel, mais dont les travaux ont duré plus longtemps que prévu. "Nous avions déjà l'architecture en tête en mai 2003, explique Michel Hourcard, directeur de la communication chez Total, mais cela a pris du temps. Le but n'était pas de mettre en ligne les organigrammes du groupe mais de passer du statique au dynamique.

La nouvelle version du site de Total, la "V1", intègre désormais le magazine du groupe, baptisé "Energies", complété par une rubrique "Actualités" mise à jour régulièrement. Le site offre une ergonomie plus claire et facilite la navigation grâce à la réorganisation des contenus. "Nous avons souhaité construire cet Internet par thématiques en fonction de publics cibles," indique Michel Hourcard.

Traduction concrète de cette volonté, les principales cibles de communication de Total (clients, investisseurs, candidats, journalistes) disposent maintenant d'un onglet qui leur est destiné dans le menu principal situé en haut de la page d'accueil. A l'intérieur de chaque rubrique, tout est ensuite organisé autour de pages portail. La navigation est ainsi plus intuitive, et la recherche d'information s'effectue plus rapidement.

"Nous souffrons d'un déficit d'image sur notre métier"
Mais le discours sur Internet de Total ne s'adresse pas qu'aux clients et investisseurs. Le groupe énergétique a fait le choix d'une communication forte autour de son métier et de ses activités, afin de répondre à un souci de transparence auprès du grand public. "L'Erika, la Birmanie... nous avions un grand besoin de communiquer sur ces sujets", confie Michel Hourcard. C'est aujourd'hui chose faite : les diverses activités de Total font l'objet d'une page portail dédiée, située à gauche dans la page d'accueil.

La refonte du site Web a été réalisée par l'agence Harisson & Wolf pour la conception et le design, associée à la SSII NEURONES pour la conception technique et le développement. Depuis un mois d'existence, le site a enregistré quelques 164.000 visiteurs uniques avec plus de 523.000 pages vues. "Le nouveau site a sucité un regain d'intérêt", déclare Michel Hourcard. Mais tous les réaménagements ne sont pas encore finalisés.

Le groupe a conscience d'avoir encore un certain déficit en termes d'images auprès du grand public. "Nous enregistrons une demande forte sur la pédagogie du pétrole, confie le directeur de la communication de Total. Nous avons une grosse action à développer sur Internet en termes d'éducation au monde de l'énergie. C'est ce que nous pensons faire d'ici l'été 2005 avec le label "Planète Energie"

Par claire souvigne - Publié dans : corporate
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Samedi 12 mars 2005
Thierry Libaert (Sciences Po) : "Les sites d'entreprise doivent intégrer la notion d'interactivité"
Premier outil de communication utilisé par les entreprises, l'influence d'Internet s'étend sur l'ensemble des champs de la communication d'entreprise, aussi bien interne qu'institutionnelle.

08 Octobre 2004
Depuis les années 90, la communication d'entreprise a subi des modifications considérables, dues notamment au développement des nouvelles technologies et d'Internet. Désormais le premier outil utilisé par les entreprises, Internet a bouleversé toutes les domaines de la communication d'entreprise, financière, de recrutement, institutionnelle, interne et de relation presse. A l'occasion de la sortie de son nouveau livre, Communication : La nouvelle donne*, Thierry Libaert, qui enseigne la communication d'entreprise à Sciences Po et au Celsa, analyse ces évolutions.

JDN. Quel a été l'impact d'Internet sur les stratégies de communication des entreprises ?
Thierry Libaert. Tout d'abord, Internet a eu un impact considérable sur l'image de l'entreprise, en termes de contestation notamment. Je pense d'ailleurs que la mise en avant de stratégies de développement durable est une réponse des entreprises à la montée de la contestation qui s'est opérée via Internet, afin de redorer leur image. De fait, le Web permet de juger de la réalité du discours de l'entreprise. Mais surtout, Internet a révolutionné la manière de travailler sur la communication d'entreprise. Il existe une porosité très forte de l'outil Internet envers les autres outils traditionnels de communication. le Net touche tous les domaines de la communication d'entreprise : financière, institutionnelle, de recrutement, les relations presse, etc.

En quoi Internet a-t-il bouleversé la communication interne des entreprises ?
Non référencées parmi les outils de communication interne en 1995, Internet est aujourd'hui le premier outil utilisé au sein des entreprises. 92 % des salariés disposent d'une adresse électronique sur leur lieu de travail, 80 % ont un accès à l'intranet. Toutefois, l'apport considérable des NTIC à l'entreprise ne doit pas masquer ce que les messageries électroniques et l'intranet soustraient à la vie de l'entreprise. On ne peut pas dire qu'Internet ait fortement contribué à l'amélioration du climat social. D'autre part, nous nous surprenons parfois à envoyer un mail à notre voisin de bureau. Internet peut ainsi conduire à une déshumanisation du rapport social au sein même de l'entreprise. Enfin, quand Internet a pris son essor dans la deuxième moitié des années 90, les responsables de la communication pariaient sur la disparition du papier. Or, l'écrit n'est pas mort. Le journal interne est toujours aussi présent dans les entreprises, mais son rôle a été reconsidéré. Là où l'électronique valorise l'actualité, l'information en temps réel, le support écrit apporte des dossiers de fond, du recul, du sens.

La majorité des entreprise possède leur site Internet. Quel est le rôle du site dans la communication institutionnelle de l'entreprise ?
Il existe trois âges de la communication institutionnelle sur le Web. Le premier âge est celui de l'esthétique. Les premiers sites, entre 1995 et 2000, étaient conçus comme une vitrine de l'entreprise. Il fallait que cela soit beau. Le deuxième âge est celui de la réflexion. Réflexion sur les objectifs du site, en termes d'image, de relation avec le client, d'information. Aujourd'hui, certaines entreprises sont entrées dans le troisième âge de la communication institutionnelle en ligne. Internet est désormais considéré comme un réseau, et non plus comme un outil de communication supplémentaire. Ce n'est pas seulement l'ampleur de l'information disponible ou le design qui fera l'intérêt d'un site, mais son interactivité. C'est ce que sont en train de découvrir les entreprises. Le Web permet le dialogue. L'interactivité se met en place progressivement, via des espaces de chat ou des forums, notamment pour les domaines du recrutement et de la communication financière. En la matière, la communication publique fait figure de mauvais élève. La plupart des sites de l'administration sont restés à la première génération, au stade de vitrine. Combien de sites de mairies permettent un dialogue entre les citoyens et les élus ?

Communication : La nouvelle donne par Thierry Libaert. Edition Pearson, Education France. Septembre 2004, 24 euros.

Par claire souvigne - Publié dans : corporate
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